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- Des Rameaux à Pâques -
 

      la semaine Sainte     

Les Chrétiens donnent ce nom à la semaine qui précède la fête de Pâques. Elle commémore les derniers jours du Christ (en avril 30 ou 33) :
         
- le repas de la Cène, au cours duquel il institua l'eucharistie,
         
- sa Passion, sa mort.
Ces jours constituent la lumière de Pâques qui célèbre sa résurrection, la phase centrale de toute l'année liturgique chrétienne.

Dimanche
des
Rameaux
Rameaux
Crucifixion
L'Évangile commenté  ici  

 

Lundi
Mardi
Mercredi


Les Lundi, Mardi et Mercredi Saints préparent au mystère de Dieu fait homme, mort et ressuscité pour le bonheur des autres hommes. 
- Mardi : 
Messe Chrismale    ici   
- Mercredi : Judas vend Jésus pour 30 deniers

Jeudi Saint
 
La cène
Pour en savoir plus  
ici  

Le Jeudi Saint fait non seulement revivre l'institution de l'eucharistie au cours de la Cène, où le Christ y fait l'offrande de son corps et de son sang comme nourriture et breuvage pour la vie qui ne finit pas, préfiguration du très prochain sacrifice sur la croix, mais rappelle aussi le geste de Jésus, serviteur, qui lava les pieds de ses apôtres, pour leur donner l'exemple du service.


Nuit de Jeudi à Vendredi
Saint Sacrement
Ostensoir
Pour en savoir plus  ici  

 

Les offices des Jeudi et Vendredi Saints, sont maintenant le plus souvent célébrés en fin de journée afin de permettre au plus grand nombre d'y participer. Une veillée d'adoration devant l'Eucharistie (Saint Sacrement) se fait souvent dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint dans un lieu appelé le reposoir.


Vendredi Saint
Velasquez : Crucifixion
Pour en savoir plus
  ici 

Le Vendredi Saint est centré sur le récit de laLe Calvaire Passion et de la mort du Christ et la méditation sur le symbole de la croix. C'est par excellence pour les Chrétiens, le jour du retour sur soi-même, de l'union aux souffrances du Christ pour le salut de tous, de la pénitence (par le jeûne notamment). Une célébration ou un chemin de croix sont organisés dans beaucoup d'églises le Vendredi Saint après-midi à l'heure de la mort du Christ, au mont du Golgotha.

 Le Chemin de Croix   >>>    ici       La Croix un paradoxe >>>   ici   


Samedi Saint
Veillée Pascale
Résurrection
Pour en savoir plus   ici 

 

Dans la nuit du Vendredi au Samedi, Jésus est mis au tombeau.
Le Christ étant ressuscité aux premières heures du Dimanche, les Chrétiens fêtent cet évènement durant la Vigile (ou Veillée) Pascale, dans la nuit du Samedi Saint au Dimanche, aux alentours de 21 ou 22 heures,
ainsi que le Dimanche : Jour de Pâques.

Résurrection

 Grünwald : Résurrection

     Dimanche de Pâques   

Ce Dimanche, partout célébré solennellement, est la plus grande fête de l'année chrétienne, celle de la Résurrection du Christ. L'acclamation hébraïque "Alléluia" exprimant l'allégresse, y revient comme un leitmotiv.
 

Joyeuses Pâques !
 

Les cloches pour fêter Pâques >>>   ici  
 

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     Dimanche des Rameaux    

Dimanche avant Pâques et premier jour de la Semaine Sainte, il est marqué par la célébration liturgique de la bénédiction des Rameaux, qui accompagne la lecture de l'Évangile de l'entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem, quelques jours avant sa Passion.
Beaucoup sont restés attachés à cette bénédiction d'un buis (d'un rameau d'olivier ou d'une palme) qui ornera chez eux leur crucifix ou sera déposé sur une tombe, et signifiera leur espérance de voir le bois mort refleurir ou revivre, et leur foi en la résurrection du Christ.
Cependant, les célébrations du jour auxquelles introduit la bénédiction des Rameaux, insistent davantage sur la Passion du Christ, dont on lit le récit ; elles sont une invitation pressante à préparer la grande fête de Pâques en contemplant le Christ.

Pour approfondir l'Évangile de Matthieu 26,14-27,66,
 une réflexion, comme un chemin de croix

Lecteur Jésus Disciples Foule Autre

   La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Année A)   

L'un des Douze apôtres...
La fête de Paque approche. Chacun la prépare à sa façon. Alors qu'à Béthanie, une femme verse un parfum de grand prix sur la tête de Jésus ; Judas, lui. trahit pour trente deniers. D'après le prophète Zacharie, trente deniers est le prix d'un esclave. Jésus fait préparer la Paque par ses disciples. Quel passage (Paque = passage) veut-il célébrer ? Le soir venu. Jésus sait qu'un de ses disciples va le trahir. II se désigne lui-même du titre de Fils de l'homme. Allusion au mystérieux personnage du livre de Daniel que Dieu envoie sur les nuées du ciel pour établir son Royaume sur terre. Pour les disciples, il est le Seigneur. Pour Judas, il n'est qu'un maître. Le repas pascal, au cours duquel on chante des psaumes et on fait circuler des coupes de vin. devient le repas du renouvellement de l'Alliance entre Dieu et la multitude.

----- Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? -----

L'un des douze apôtres de Jésus, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : " Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? " Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

----- Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? -----

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : " Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? " II leur dit : " Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : " Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples. " Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

----- L'un de vous va me livrer -----

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara : " Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. " Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre : " Serait-ce moi. Seigneur ? " II leur répondit : " Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! " Judas, celui qui le livrait, prit la parole : "Rabbi, serait-ce moi ? " Jésus lui répond : " C'est toi qui l'as dit ! ".

----- Ceci est mon corps. Ceci est mon sang -----

Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : " Prenez, mangez : ceci est mon corps." Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, en disant : " Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je boirai un vin nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. "

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

Alors Jésus dit...
Citant le prophète Zacharie qui parlait de la mort d'un berger et de la dispersion du troupeau, Jésus manifeste une fois de plus sa lucidité. II ne se fait pas d'illusion sur le comportement de ses disciples. Ceux-ci, par contre, se font beaucoup d'illusions sur eux-mêmes. Ils ne sont pas capables de veiller une heure avec Jésus. Jésus par contre, bien qu'il ne souhaite pas la mort, dit au Père : Que ta volonté soit faite ! II reprend ainsi une phrase du Notre Père.

----- Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées -----

Alors Jésus leur dit : " Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après que je serai ressuscité je vous précéderai en Galilée." Pierre lui dit : " Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. " Jésus reprit : " Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois." Pierre lui dit : " Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. " Et tous les disciples en dirent autant.

----- Il commença à ressentir tristesse et angoisse -----

Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : " Restez ici, pendant que je m'en vais là-bas pour prier." II emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : " Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi. " II s'écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : " Mon père, s' il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. " Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : " Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l'esprit est ardent, mais la chair est faible. " II retourna prier une deuxième fois : " Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! " Revenu près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Il les laissa et retourna prier pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : " Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer ! La voici toute proche, l'heure où le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre. "

Jésus parlait encore...
Judas guide une grande foule, manipulée par l'aristocratie religieuse et laïque du Temple. Jésus est maître des événements. II dit à Judas de faire sa besogne. II calme un de ses disciples et refuse le recours aux armes, II s'adresse à la foule pour commenter les événements. Ce qui se passe, entre dans le mystérieux projet de Dieu annoncé par les prophètes. Tous les disciples s'enfuient. Jésus est bien seul.

----- Ils mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent -----

Jésus parlait encore lorsque Judas, un des douze arriva avec une grande foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres et les anciens du peuple. Le traître leur avait donné un signe : " Celui que j'embrasserai, c'est lui  arrêtez-le." Aussitôt, s'approchant de Jésus, il lui dit : " Salut, Rabbi ! " et il l'embrassa. Jésus lui dit : " Mon ami, fais ta besogne. " Alors ils s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent. Un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille. Jésus lui dit : " Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l'épée périront par l'épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père qui mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d'anges ? Mais alors, comment s'accompliraient les Écritures ? D'après elles, c'est ainsi que tout doit se passer. " A ce moment-là, Jésus dit aux foules : " Suis-je donc un bandit pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j'étais assis dans le Temple où j'enseignais, et vous ne m'avez pas arrêté. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les écrits des prophètes..." Alors les disciples l'abandonnèrent tous et s'enfuirent.

Ceux qui avaient arrêté Jésus...
Le procès semble bâclé et donne lieu à des débordements inadmissibles. Jésus ne répond pas directement à la question du grand prêtre, mais se réfère au Fils de l'homme, personnage céleste annoncé par le prophète Daniel (Dn 7,13), ainsi qu'au Fils de David assis à la droite de Dieu, célébré par le psalmiste (PS 109.1). Pour l'évangéliste, le vrai juge est celui de la fin des temps, " Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire " (Mt 25. 31-46).

----- Vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant -----

Ceux qui avaient arrêté Jésus, l'emmenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s'étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait de loin, jusqu'au pa lais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s'assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort. Ils n'en trouvèrent pas; pourtant beaucoup de faux témoins s'étaient présentés. Finalement il s'en présenta deux qui déclarèrent: " Cet homme a dit : " Je peux détruire le Temple de Dieu et, en trois jours, le rebâtir. " Alors le grand prêtre se leva et lui dit : " Tu ne réponds rien à tous ces témoignages portés contre toi ? " Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : "Je t'adjure, par le Dieu Vivant, de nous dire si tu es le Messie, le Fils de Dieu. " Jésus lui répond : " C'est toi qui l'as dit ; mais en tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. " Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : " Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d'entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? " Ils répondirent : " Il mérite la mort. " Alors ils lui crachèrent au visage et le rouèrent de coups ; d'autres le giflèrent en disant : " Fais-nous le prophète, Messie ! Qui est-ce qui t'a frappé ? "

Quant à Pierre, il était assis dehors...
Pierre n'a pas fui comme les autres. II reste disciple de Jésus, mais en le suivant de loin. Deux servantes, puis un groupe de personnes présent dans la cour du grand prêtre l'amènent à se retirer vers le portail puis à sortir de la cour. Avant le chant du coq et conformément à ce que Jésus avait annoncé, il a renié son maître trois fois. En s'éloignant de Jésus, il se souvient pourtant de ses paroles et des larmes commencent à couler.

----- Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois -----

Quant à Pierre, il était assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui : " Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen ! " Mais il nia devant tout le monde : " Je ne sais pas ce que tu veux dire. " Comme il se retirait vers le portail, une autre le vit et dit aux gens qui étaient là : A. " Celui-ci était avec Jésus de Nazareth. " L. De nouveau, Pierre le nia: D. "Je jure que je ne connais pas cet homme. " L. Peu après, ceux qui se tenaient là s'approchèrent de Pierre : " Sûrement, toi aussi, tu fais partie de ces gens-là ; d'ailleurs ton accent te trahit. " Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : " Je ne connais pas cet homme. " Aussitôt un coq chanta. Et Pierre se rappela ce que Jésus lui avait dit : " Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. " II sortit et pleura amèrement.

Le matin venu...
L'évangéliste ne s'arrête pas au procès proprement dit. Ceux qui ont fait arrêter Jésus tiennent conseil en vue de sa mort. Jésus ligoté ressemble à Isaac sur le bois du sacrifice. Mais Dieu veut-il vraiment de ce sacrifice ? Ceux qui en décident sont les responsables du peuple.

----- Ils livrèrent Jésus à Ponce Pilote, le gouverneur -----

Le matin venu tous les chefs des prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort. Après l'avoir ligoté, ils l'emmenèrent pour le livrer à
Pîlate, le gouverneur.

Alors Judas, le traître...
Tous les Apôtres ont failli. Judas a trahi Jésus. Pierre l'a renié. Les autres sont en fuite, Pierre et Judas reconnaissent leur faute, Pierre en pleurant. Judas en proclamant l'innocence de Jésus. Quel dommage que Judas n'ait pas fait confiance en la miséricorde de Dieu ! Avec le prix du sang, les chefs du peuple juif achètent un champ pour enterrer les étrangers. Le sang de Jésus est versé au profit de tous.

---- Il n'est pas permis de verser cet argent dans le trésor, puisque c'est le prix du sang. ----

Alors Judas le traître fut pris de remord en le voyant condamné ; il rapporta les trente pièces d'argent aux chefs des prêtres et aux anciens. Il leur dit : " J'ai péché en livrant à la mort un innocent." Ils répliquèrent : " Qu'est-ce que cela nous fait ? Cela te regarde ! " Jetant alors les pièces d'argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les chefs des prêtres ramassèrent l'argent et se dirent : " Il n'est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c'est le prix du sang. " Après délibération, ils achetèrent avec cette somme le Champ-du-Potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ a été appelé jusqu'à ce jour le Champ-du-Sang. Alors s'est accomplie la parole transmise par le prophète Jérémie : " Ils prirent les trente pièces d'argent, le prix de celui qui fût mis à prix par les enfants d'Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait ordonné. "

On fit comparaître Jésus...
Après une brève réponse à Pilate. Jésus se tait. " II n'ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l'abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n'ouvre pas la bouche " (Isaïe 53, 7). Avertie en songe, comme Joseph au début de l'évangile, la femme de Pilate dit la vérité : Jésus est un juste. Manipulé par ses chefs, le peuple commet une injustice en demandant la mort de Jésus. Pilate s'en lave les mains.

----- Es-tu le roi des Juifs ? -----

On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l'interrogea : " Es-tu le roi des Juifs ? " Jésus déclara : " C'est toi qui le dis. " Mais, tandis que les chefs des prêtres et les anciens l'accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : " Tu n'entends pas tous les témoignages portés contre toi ? " Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur était très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. La foule s'étant donc rassemblée, Pilate leur dit : " Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus qu'on appelle le Messie ? " Il savait en effet que c'était par jalousie qu'on l'avait livré. Tandis qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : " Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste, car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. " Les chefs des prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : " Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? " Ils répondirent : F. " Barabbas ! " Il reprit : " Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le Messie ? " Ils répondirent tous : " Qu'on le crucifie ! " Il poursuivit : " Quel mal a-t-il donc fait ? " Ils criaient encore plus fort : " Qu'on le crucifie ! " Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre ; alors il prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : " Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde ! "  Tout le peuple répondit : " Son sang, qu'il soit sur nous et sur nos enfants ! ".

Alors les soldats...
Comme à la fin de sa comparution devant le grand prêtre, Jésus est outragé. II y a une ironie cruelle dans le récit. Les soldats qui croient se moquer de Jésus, disent en fait la vérité. Jésus est bel et bien le roi des Juifs. Sans se rendre compte de la portée de leurs gestes, ils font ce qu'il convient de faire devant le Seigneur : ils se mettent à genoux.

----- Salut, roi des Juifs -----

Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans le prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d'un manteau rouge. Puis avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s'agenouillaient en lui disant : " Salut, roi des Juifs ! " Et, crachant sur lui, ils prirent le roseau et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix.

Arrivés à l'endroit appelé Golgotha...
Le récit ne comporte aucune complaisance morbide dans la description des souffrances de Jésus. II pointe l'attitude contrastée de Simon de Cyrène, qui porte la croix, et celle des passants, des responsables du peuple et des bandits, qui injurient Jésus. Portant la croix, Simon devient le modèle du disciple. Injuriant Jésus et se moquant de lui, les autres sont le modèle des anti-disciples. Ils font écho à la voix du démon. Lors des tentations, après avoir transporté Jésus au sommet du Temple, il lui disait : " Si tu le Fils de Dieu, jette-toi en bas."

----- On crucifie avec lui deux bandits -----

Arrivés à l'endroit appelé Golgotha, c'est-à-dire Lieu-du- Crâne ou Calvaire, ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l'avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête on inscrivit le motif de sa condamnation : " Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. " En même temps, on crucifie avec lui deux bandits, l'un à droite et l'autre à gauche.

----- Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix -----

Les passants l'injuriaient en hochant la tête:  " Toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi- même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! " De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : " II en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! C'est le roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu : que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime ! Car il a dit : " Je suis le Fils de Dieu " Les bandits crucifiés avec lui l'insultaient de la même manière.

A partir de midi...
Le récit de la mort de Jésus est saisissant. II prend une dimension cosmique avec un retour au tohu-bohu primordial. La lumière est engloutie par les ténèbres. Deux cris de Jésus percent la nuit. Le premier s'adresse à Dieu. Jésus entonne le psaume 21, cri de détresse mais également de confiance en Dieu. Dans le deuxième cri, Jésus rend son souffle à Dieu. Utilisant des images apocalyptiques (tremblement de terre, ouverture des tombeaux. résurrections des saints), l'auteur laisse entendre que c'est le moment de l'intervention décisive de Dieu. Celui-ci livre son vrai visage. Un voile se déchire devant nos yeux. Des païens proclament leur foi : Jésus est le Fils de Dieu. Abandonnant le style apocalyptique, l'auteur revient à la croix de Jésus et à son environnement. Nous découvrons maintenant que tous les disciples n'ont pas fui. Un groupe de femmes, disciples de la première heure, est présent à quelque distance. Témoins de la mort de Jésus, ces femmes seront également les témoins de sa résurrection.

---- Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ----

A partir de midi, l'obscurité se fit sur toute la terre jusqu'à trois heures. Vers trois heures, Jésus cria d'une voix forte : " Eli, Eli, lama sabactani ? ", ce qui veut dire : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? " Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l'entendant : " Le voilà qui appelle le prophète Élie ! " Aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres dirent : "Attends ! nous verrons bien si Élie va venir le sauver. " Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit.

----- (Ici on peu s'arrêter un instant) -----

Et voici que le rideau du Temple se déchira en deux, du haut en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s'ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. A la vue du tremblement de terre et de tous ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d'une grande frayeur et dirent : " Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ! " Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance : elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

Le soir venu...
Un Joseph s'est occupé de Jésus au début de sa vie. un autre Joseph s'occupe de lui après sa mort. Les femmes continuent à jouer leur rôle de témoins. Elles montent la garde auprès du tombeau.

----- Joseph déposa le corps de Jésus dans le tombeau neuf -----

Le soir venu, arriva un homme riche, originaire d'Arimathie, qui s'appelait Joseph, et qui était devenu lui aussi disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre. Prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul neuf, et le déposa dans le tombeau qu'il venait de se faire tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla. Cependant Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau.

Quand la .journée des préparatifs...
Les chefs des prêtres et tes pharisiens surveillent également le tombeau de Jésus. Personne ne peut voler son corps. Maintenant que les préparatifs du sabbat sont terminés, le silence s'installe. Tout est prêt pour la surprise du matin de Pâques.

----- Je vous donne une garde ; allez, organisez la surveillance comme vous l'entendez. ----

Quand la journée des préparatifs de la fête fut achevée, les chefs des prêtres et les pharisiens s'assemblèrent chez Pilate, en disant : " Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : " Trois jours après, je ressusciterai ". Donne donc l'ordre que le tombeau soit étroitement surveillé jusqu'au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : " II est ressuscité d'entre les morts ". Cette dernière imposture serait pire que la première. " Pilate leur déclara : " Je vous donne une garde ; allez, organisez la surveillance comme vous l'entendez " Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du tombeau en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

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         Messe chrismale        

Chaque année, le Mardi de la Semaine Sainte
dans tous les diocèses de France, prêtres et fidèles se réunissent pour célébrer la Messe Chrismale, au cours de laquelle l'huile sainte (ou Saint Chrême), sera bénite. Cette huile servira tout au long de l'année pour les sacrements du baptême, de la confirmation, l'onction des malades et l'ordination.

Prêtres et diacres se retrouvent pour ce temps de prière et de partage des moments forts vécus et à vivre par chacun. Musique, chants, danses, lectures, témoignages, rythment ce temps, dans un climat de prière, où chaque paroisse repartira avec un peu d'huile Sainte, bénite durant cette messe.

L'onction
s'appuie sur le symbolisme de l'huile. Celui qui est oint comme le roi puis le prêtre en Israël, est pénétré par la puissance divine. Cette huile est fondamentalement un parfum. Le parfum indique la présence de quelqu'un qu'on ne voit ni n'entend : " Nous sommes la bonne odeur
du Christ " écrit St Paul (2 Cor 2,15).

L'huile
est par elle-même chargée de divers symboles : nourriture, éclairage, remède, fortifiant, parfum... Le geste de l'onction est très ancien. Dans l'Ancien Testament on le voit pratiqué aussi bien de manière profane (joie, honneur, hospitalité) que comme rite de consécration à Dieu.
C'était le cas pour l'autel, pour les rois, pour les prêtres et spécialement le Grand prêtre. Les prophètes ne recevaient pas d'onction : elle leur était en quelque sorte donnée par Dieu lui-même.

La liturgie chrétienne
est restée fidèle au rite consécratoire de l'onction ; elle en a fait soit le signe même d'un sacrement (confirmation, onction des malades), soit un signe secondaire dans d'autres sacrements (baptême, ordination), soit encore un geste de consécration à Dieu ou de
bénédiction : églises, autels, cloches... L'onction royale consacrait les nouveaux souverains.

De ces gestes de bénédictions
et du caractère onctueux de l'huile, est venu un sens second au mot onction : il signifie alors, douceur de gestes, de paroles, voire même, comportement quelque peu affecté : " une onction toute ecclésiastique ")...
 

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    Célébration du Jeudi Saint    

Une cérémonie relativement récente
Pour l'Église primitive, " la " célébration importante est celle de la Vigile pascale : il semble qu'il n'y avait pas de célébration spéciale le Jeudi Saint.

Puis, petit à petit, et sous différentes formes, s'est dégagée une structure des célébrations du Jeudi Saint :
...Dernier jour liturgique avant Pâques, on y " consacre " le saint chrême et on y bénit les Saintes huiles en vue de la nuit pascale (aujourd'hui cette bénédiction des huiles Saintes ou Saint Chrême, est faite par l'évêque au cours de la Messe Chrismale. Cette messe a été déplacée un autre jour, souvent le Mardi en fin d'après-midi, pour permettre une rencontre de l'évêque avec les prêtres et les fidèles de son diocèse). 
...Fin du Carême, c'est le jour de réconciliation avec les pénitents publics.
La cène...Commémoration de la Cène, on y célèbre une messe et on y répète le geste de Jésus, du lavement des pieds de ses disciples : " ...Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous. ". (Jean 13,14-15)
A Jérusalem et à Rome, au VIè siècle, on célèbre deux messes le Jeudi Saint, une pour clore le Carême, l'autre pour commencer les fêtes pascales. Mais très rapidement, il n'y aura qu'une messe, le matin (950), et se développeront alors les traditions du reposoir (lieu de prière) où sont déposées les hosties consacrées, et de la procession qui les y porte (surtout du XIIIè au XVIè siècle).
C'est en 1955 que l'on rétablit la cérémonie actuelle du Jeudi Saint. 

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     Le reposoir    

Lieu de prière, le Reposoir est une vieille tradition qui permet de répondre à l'appel du Christ : " Veillez et priez ". Dans certaines régions françaises, ce reposoir est appelé " tombeau ". On a des traces de cette coutume dès 965 dans la  Regularis concordia de saint Ethelwald.
Pour la foi catholique, un reposoir est bien davantage un trône qu'un tombeau. c'est le lieu où l'on dépose les hosties consacrées qui seront consommées à la célébration du Vendredi Saint. Ce que l'on adore c'est le corps du Christ.
Il semble que l'appellation vienne de la confusion avec les cérémonies d'ensevelissement de la croix le Vendredi Saint, qui eurent lieu dans certains monastères.

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      Célébration du Vendredi Saint     

Le vendredi saint est, pour l'Église, le jour anniversaire de la mort du Christ.
Jusqu'au Vè siècle, le Vendredi Saint est appelé Jour de Pâques, le jour de Pâques actuel étant appelé dimanche de la résurrection. Mais, à vrai dire, Vendredi Saint et jour de Pâques ne font qu'une sorte de grande fête dont nos liturgies actuelles du Vendredi gardent l'atmosphère de victoire par la Croix.
Jusqu'au VIIè siècle, il n'y a pas de cérémonie propre au Vendredi Saint, mais seulement un grand jeûne, depuis la messe de la cène du Seigneur jusqu'à la vigile pascale.
Du VIIè au XIIè siècle, les Romains avaient adopté pour le Vendredi Saint un rite inspiré de ce que faisait l'Église d'Orient les jours où elle ne célébrait pas la messe. Tout le peuple pouvait communier sous les deux espèces. Après le XIIè siècle, ce rite particulier s'était maintenu, mais seul le prêtre communiait.
C'est Pie XII qui, en 1955, rétablit l'usage antique d'un office - et non d'une messe - où chacun peut communier avec des hosties consacrées le Jeudi Saint.


       Le Vendredi Saint comporte 4 parties    

- Les lectures qui insistent sur l'unité de la Pâque. Il semble que le choix de la lecture de la Passion selon saint Jean ait été d'abord fait à Jérusalem.

- Les grandes prières de l'Église pour le monde ont été, avant le rétablissement de la prière des fidèles en 1969, le seul vestige d'un rite du formulaire de la messe au Vè siècle.

- L'adoration de la Croix est née à Jérusalem, où le' rite se déroulait sur le Golgotha lui-même. Il a été adopté à Rome au VIIè siècle ; il commençait l'office du Vendredi Saint après une procession durnt laquelle le pape faisait porter par un diacre, une relique de la vraie Croix. A l'évidence, l'adoration de la Croix s'adresse au Christ mort en croix et non à l'instrument lui-même.

- La communion permet de faire le lien entre l'office du Jeudi Saint et celui du Vendredi Saint. S'il n'y a pas de messe le Vendredi, c'est pour souligner cette unité ; mais le croyant continue à avoir besoin du corps du Christ pour s'unir à lui.

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     Vigile ou Veillée Pascale      

Jusqu'au IVè siècle, Pâques est la fête de l'année chrétienne et la Vigile pascale, le pivot de cette fête. On appelle Vigile de Pâques deux réalités différentes :
- Le jeûne d'un, deux, trois ou six jours qui précèdent la veillée,
- Le temps qui va du moment de la mort de Jésus, le vendredi après-midi, au chant du coq le dimanche matin, moment où le jeûne est rompu par l'eucharistie de la résurrection.

La Vigile pascale se compose alors de trois éléments :
- prière, chants, lectures sur la Passion de Notre Seigneur.
- Au chant du coq, chant de joie et de remerciement, repas eucharistique.
- Éventuellement, baptêmes et consécration de l'huile sainte. La célébration de la lumière fut introduite par l'empereur Constantin.

Après le IVè siècle, deux tendances se font jour dans l'Église :
- La liturgie de Jérusalem, populaire, qui revit de plus en plus sur place la Passion du Christ (éclatement de la Vigile pascale sur la semaine, procession des Rameaux, adoration de la Croix au Golgotha, etc.)

- La liturgie de Rome, beaucoup plus sobre... au départ. Mais lentement elle accueille les rites populaires de Jérusalem, ce qui explique son caractère composite et une certaine tension entre les éléments très traditionnels et théologiques, comme la veillée de lecture biblique sur la rédemption (romaine), et la fête de la lumière (Jérusalem).
Puis petit à petit, surtout depuis la fin du Moyen Age, la liturgie de la nuit pascale fut réduite à une sorte de pré-célébration du dimanche de Pâques placée le Samedi Saint au matin. Le 9 février 1951, le pape Pie XII, par le décret Dominicae Resurrectionis est revenu à l'usage antique pour favoriser l'assistance des fidèles.

   Sens de la Vigile Pascale   

pour comprendre le sens donné par les catholiques, à la Vigile pascale, il faut savoir que :
- Dans la liturgie, la vigile et le jour qu'elle précède ne sont qu'une seule et même fête (c'est pourquoi d'ailleurs on célèbre le samedi soir la messe du dimanche).
- La nuit veillée signifie presque spontanément le temps de l'attente extraordinaire, et le jour nouveau, celui de l'arrivée d'une réalité nouvelle : la vigile est accordée à l'idée de " passage " (Pâques veut dire passage).
- La célébration de la Pâque lors de la vigile est l'évènement annuel qui donne à l'Église un élan nouveau qui la constitue ; cet élan vient de la célébration  de l'évènement - source des différents sacrements qui puisent leur sens dans la mort-Résurrection du Christ.
- Traditionnellement la vigile pascale a été à la fois le lieu de la rénovation de l'engagement du baptême, l'occasion d sacrement de Pénitence-Réconcilition, la célébration de la plus solennelle des eucharisties de l'année.

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