C'est quoi au juste ? Le Temps de l'Avent C'est quoi au juste ?
|
-------------------------------------------- Le Temps de l'Avent (du latin adventus : avènement) est , en Occident, une période de l'année liturgique dont elle marque le début et qui se situe les quatre dimanches avant Noël. Ce Temps a une place toute spéciale dans la liturgie chrétienne car on y prépare Noël, on y rappelle la longue attente de Dieu par les Justes et l'attente par tous les Chrétiens, du retour du Christ. Cette attente peut être chantée chaque Dimanche de l'Avent et plus particulièrement par le chant du Rorate Caeli desuper >>> ici propre à l'Avent. L’origine du Temps de l’Avent remonte au Vème siècle en Italie - précisément à Ravenne. A cette époque, le Dimanche avant la fête de la naissance du Christ était consacré à la préparation de Noël. Au VIème siècle, une liturgie de l’Avent voit le jour à Rome où le pape Grégoire 1er (dit Le Grand) fixe le nombre de Quatre dimanches du Temps de l’Avent. Mais exception à la règle, à Milan, on continue aujourd’hui encore à fêter le Temps de l’Avent pendant six semaines.
Sans que ce Temps soit triste, la couleur
liturgique est le violet (sauf le
troisième dimanche où elle est rose
pour signifier une attente joyeuse) et le
Gloire à Dieu est omis durant les messes pour le rendre plus glorieux encore le
soir de la messe de Noël. A chaque année
correspond un évangéliste |
|||
|
Le temps de l'espérance |
Dès le VIIIème siècle, le premier Dimanche de l’Avent est fêté comme le commencement de la nouvelle année liturgique : A, B, ou C. Au commencement, c’était un temps de repentance et de jeûne, où il n’était pas permis de danser, ni de se marier. C’est pour cette raison que la couleur liturgique en usage est la même qu’au Temps du Carême : violet Le mot « Avent » provient du latin « Adventus » : « La venue ». De nos jours, l’Avent, comme fête chrétienne, est devenu synonyme de préparation à la fête de Noël, qui n’est autre que la commémoration de la venue de l’Enfant Jésus, du Messie tant attendu, du Sauveur. Mais aussi ne l’oublions pas, du retour du Christ au dernier jour et dans la Gloire, tels qu’en témoignent les thèmes de chaque Dimanche, et plus particulièrement du Premier Dimanche de l’Avent. Jean le Baptiste quant à lui occupe une place centrale dans les textes des deuxième et troisième Dimanches. Le quatrième étant d’avantage consacré à « Marie, mère de Dieu » du moins dans l’Église catholique romaine, alors que les Églises protestantes ont choisi le thème de « la Joie imminente » à l’approche de Noël.
Les lectures proposées des prophètes étant
d’avantage axées sur le changement de vie. Le temps de l’Avent nous invite donc à vivre un cheminement intérieur, à
découvrir le sens de la venue du
Christ. L’Avent est un appel à
accueillir Dieu et à en accepter les implications dans sa vie. |
||
|
Le temps de la conversion |
|||
|
Le temps de la joie |
|||
|
Le temps de la foi |
|||
|
Nous ne savons ni le jour ni l'heure |
|||
|
Gardons confiance en la promesse |
|||
|
Tressaillons de joie. |
|||
|
Le Sacrement de la rencontre de Dieu. |
|||
|
Jésus parlait de sa venue... |
|||
|
Les passages tortueux deviendront droits. |
|||
|
Il grandissait sous le regard de Dieu et des hommes. |
|||
|
La promesse se réalise. |
|||
|
|
|||
-------------
----------
HAUT de PAGE

|
Le
temps de la conversion |
|
Portrait de Jean-baptiste |
|
|
Le temps de la joie
Les promesses vont se réaliser : le Royaume de Dieu est à notre porte. Prenons
patience, purifions notre regard pour accueillir le temps du salut et de la joie
que Jésus va bientôt inaugurer.
|
Évangile de
Jésus-Christ La mission de Jean Baptiste est de préparer ses disciples à la venue du Messie. mais il a besoin de savoir si Jésus est bien le Messie. C'est pourquoi le Seigneur lui montre que ses paroles et ses actes accomplissent l'espérance des prophètes. |
|
|
|
Le
temps de la foi |
|
L'ange confirme à Joseph l'action de l'Esprit en Marie dès sa conception de l'enfant. Devant un tel mystère, la foi de Joseph se fait obéissance. |
|
|
|
Nous ne savons ni le jour ni l'heure |
|
|
Nous allons sûrement vers le jour de son retour. Soyons vigilants et occupons-nous chacun du travail qui nous a été demandé. |
|
|
|
|
|
Gardons confiance en la promesse |
|
|
Jean-Baptiste
est venu annoncer la venue de Jésus. Le baptême qu'il donne exige qu'on se
convertisse et qu'on renonce à son ancien mode de vie. Mais ce n'est encore
qu'un baptême d'eau : Jésus va baptiser dans l'Esprit Saint. |
|
|
Commencement
de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu. |
|
|
Tressaillons
de joie Le peuple choisi attendait dans la joie de l'espérance, l'accomplissement des promesses de Dieu. Marie a rendu grâce du choix que Dieu a fait d'elle. Nous aussi, nous sommes choisis pour porter la Bonne Nouvelle. Même quand notre voix crie dans le désert, nous savons que Dieu est fidèle et qu'il nous assiste de son Esprit. |
|
|
La
joie du peuple juif était basée sur sa confiance dans les promesses de
Dieu. Jean le Baptiste est venu diriger cette joie vers Jésus qui vient. |
|
|
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son
nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage
à la Lumière, afin que tous croient en lui. Cet homme n'était pas la
Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. |
|
|
Le
sacrement de la rencontre de Dieu |
|
Rien n'est impossible à Dieu. Marie l'a cru : simplement dans la foi, elle accepte l'invitation que Dieu lui fait. L'Esprit Saint rend l'incarnation possible en Marie, et dès lors commence la construction de la maison de Dieu avec des pierres vivantes. |
|
|
En Jésus la promesse est accomplie :
La vision apocalyptique de Luc, dans l'Évangile
de ce dimanche, ouvre la nouvelle année en nous montrant la fin des
temps vers laquelle nous marchons. La liturgie nous donne de contempler
déjà, le Fils de l'Homme paraissant dans la gloire. Le soleil et les
étoiles qui l'entourent sont l'amour et la justice où resplendit le Christ
Seigneur. C'est eux qui nous éclairent sur notre chemin, pour que nous
accomplissions, nous aussi, la justice.
|
Jésus
parlait à ses disciples de sa venue : "
Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre,
les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête.
Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le
monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le
Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande
gloire. Quand ces évènements commenceront, redressez-vous et relevez la
tête, car votre rédemption approche. |
"... Les passages
tortueux deviendront droits... "
Dans
les textes de ce Dimanche, tout invite à l'espérance et à la joie. Le
prophète Baruch demande à Jérusalem de " Quitter sa robe de tristesse
". Saint Paul prie dans la joie pour les Philippiens chez qui le travail de
Dieu produit déjà ses fruits. L'appel ancien d'Isaïe se répercute dans
l'enthousiasme de Jean proclamant un baptême de conversion. Autre convergence :
il est question dans les trois lectures de marcher en sécurité, avec Dieu qui
aplanit la route, vers le salut qu'il promet.
|
Évangile de Jésus-Christ -------------- -------------- |
|
|
L'an
quinze du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la
Judée, Hérode, prince de Galilée, son frère Philippe, prince du pays
d'Iturée et de Traconitide, Lysanias, prince d'Abilène, les grands prêtres
étant Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean,
fils de zacharie. |
|
La promesse se réalise |
|
|
|
|
En ces jours là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : " Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du seigneur. " |
|
Rorate Caeli desuper
Chant d'introït pouvant être pris les quatre
Dimanches de l'Avent
ci-dessous traduit en français
|
|
Le " Rorate Caeli
desuper ", chanté dans tant de
paroisses au Temps de l'Avent, est un long récitatif, très expressif et
suppliant, emprunté à Isaïe. D'un accent à la fois contrit et si confiant,
qu'illumine, pour finir, l'assurance du salut tout proche".
Ce cantique dans sa version actuelle a été composé par un prêtre français
de l’Oratoire au début du XVIIe siècle. Malgré sa composition tardive, il
n’en demeure pas moins un authentique chant grégorien, même au point de
vue modal.
Le refrain
est issu de la magnifique prophétie d’Isaïe,
qui sera chantée à l’introït du IVe dimanche de l’Avent.
Les couplets
sont également empruntés à différents passages d’Isaïe : ils
chantent en une déclamation très lyrique, la misère des peuples retenus
dans la captivité du péché et soupirant après la venue du Rédempteur.