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Un bel accueil......de la ville d'Essey lès Nancy (54)
 




n° 66 : Bulletin municipal d'informations - Février 2009
 

le bulletin des ascéens


Un peu...
Beaucoup... Passionnément...


Point d'orgue
Passion d'une nouvelle Ascéenne, pages 12 et 13

Essey les Nancy bulletin des ascéens

page extraite du bulletin des Ascéens n° 66
 

Michèle Gabriel s'est récemment installée à Essey, avec dans ses bagages son orgue numérique. Car non seulement elle est fascinée par les orgues, mais elle est bien sûr organiste elle-même. Pour satisfaire notre curiosité, elle s'est de bonne grâce prêtée au jeu des questions-réponses. Nous l'en remercions.

Pascal Laurent
Directeur de la publication

1 Quelle est l’origine de votre passion ?
2 Quels problèmes pose l’entretien d’un orgue ?
3 – N’y a-t-il des orgues
                        que dans des édifices religieux ?

4 Quel est selon vous le plus bel orgue de France ?
5 – Avez-vous la possibilité de jouer régulièrement ?
6 Avez-vous une anecdote à partager ?

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   1  - Quelle est l’origine de votre passion ?  

CNancy église st Pierre de Nancyette attirance pour l’orgue a du naître lors de mon enfance, quand avec ma mère, j’allais à la messe. Non seulement j’étais admirative de l’architecture du lieu, de la liturgie et de son côté mystérieux, mais je l’étais plus encore en portant mon regard vers tous ces tuyaux qui faisaient entendre de si merveilleuses sonorités. L’ensemble faisait un tout indissociable qui a fait naître cette passion, qui n’a pu s’assouvir qu’à la cinquantaine, lorsque, grâce à la technique et quelques économies, j’ai pu faire l’acquisition d’un orgue numérique de 3 claviers-pédalier.

Une acquisition  qui a entraîné beaucoup de travail (3h par jour pendant 7ans) et toute la suite de mon histoire de l’orgue : accompagnement des offices sur deux orgues similaires que m’a passion a fait acquérir à la paroisse, participation à de nombreux stages de l’Anfol* pour acquérir une certaine maîtrise de l’orgue et avec les centaines de photos prises et l’arrivée de la nouvelle technologie du web avec Internet, aboutir à la création d'un site l’Art du Temps Libre, pour partager ma passion.
* Association Nationale de Formation des Organistes Liturgiques

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  2  -Quels problèmes pose l’entretien d’un orgue ?  

 église st Georges d'E>ssey lès Nancy, orgue Verschneider 1851Il n’y en a aucun du moment qu’on dispose de suffisamment d’argent pour que cette tâche soit confiée à un Facteur digne de ce nom ; car il ne faut pas oublier que la facture d'orgues est un métier d'Art qui ne s’improvise pas. Or, en ce domaine hélas, il y a encore aujourd’hui, beaucoup trop de piètres facteurs, qui font beaucoup plus de mal que de bien à nos instruments.

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  3  - N’y a-t-il des orgues que dans des édifices religieux

Non, il y en a aussi dans les conservatoires et certaines salles de concerts ou d’auditoriums comme celui du CNR de st Maur où j’ai joué ou comme autrefois à la salle Poirel à Nancy ; mais leur acoustique souvent trop sèche ne permet pas de les mettre pleinement en valeur.

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 4  - Quel est selon vous le plus bel orgue de France ?   Nancy orgue Cathédrale N.D. Nancy (54)

Bien que j’en connaisse plus d’une centaine en France, dont certains parmi les plus prestigieux, c’est une question à laquelle je ne peux pas répondre car chaque orgue est unique tant par son histoire, que par l’architecture de son buffet, sa qualité sonore et le lieu dans lequel il se trouve.

Cela dit, je ne peux pas oublier le jeu de Cromorne de l’orgue de la cathédrale d’Annecy, la Guignicourt, Orgues Jean DaldossoMontre de celui de la cathédrale de Nancy, la Voix humaine de l’Orgue dit « des Couperins » à Rozay en Brie en Seine-et-Marne et les buffets des Orgues de st Jacques de Lunéville, de st Maximin Thionville et de Suippes dans la Marne, sans parler de l’Orgue de Guignicourt dans l’Aisne, qu’on croirait doré à l’or fin.       

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  5  - Avez-vous la possibilité de jouer régulièrement ?  

Orgue Haerpfer à st Fiacre de NancyOui, depuis que le titulaire de l’orgue de st Vincent st Fiacre de Nancy, a eu la gentillesse de m’offrir un double de clé de sa tribune, ce dont je lui suis très reconnaissante, non seulement parce que son instrument est un très bel orgue mais surtout pour la confiance qu’il m’a témoignée d’emblée, ce qui n’est pas toujours le cas. Ainsi, j’ai pu accompagner dernièrement, mes premières messes à Nancy, ce qui est plus satisfaisant que de jouer seule sur le Johannus dans mon appartement.

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  6  - Avez-vous une anecdote à partager ?  

Oui bien sûr et c’est même une rubrique que je compte ouvrir aux organistes, dans l’Art du Temps Libre afin qu’ils nous fassent partager leurs aventures. Voici la mienne :

 Nous étions en Semaine Sainte et j’avais beaucoup de pièces à répéter pour assurer les nombreux offices qui vont se dérouler pendant ces jours nous menant à Pâques. Il était 18h, je salue la personne qui se trouve à l’accueil et monte à la tribune. Le temps passe…21h déjà ! Je décide de rentrer, mais entre temps la personne de l’accueil était partie en fermant soigneusement la porte de l’église. Je cherche mes clés… rien, ni dans les poches, ni dans le cartable à partitions, elles étaient restées dans la voiture.

Sans téléphone portable (ce n’était pas encore l’époque) qu’allais-je faire ? Quelque peu paniquée, je remonte à la tribune et m’aperçois qu’un petit morceau de verre manque à la rosace de l'église st Nicolas.
J’écris sur un petit morceau de papier, mon n° de téléphone et mon S.O.S. « Je suis enfermée dans l’église ». Je roule le précieux document et le glisse par l’orifice du vitrail, comme une bouteille à la mer. Va-t-il être trouvé et lu par un sauveur ? Le temps passe lorsque j’aperçois par ce même vitrail un homme qui le ramasse, le lit, regarde dans ma direction et disparaît… Les 30’ qui suivirent me parurent une éternité, mais la porte de l’église finit par s’ouvrir pour me délivrer.

Ainsi, le petit parchemin avait joué son rôle : la personne avait en effet disparu mais était allée téléphoner à la maison où mon fils Rodolphe avait pris le relais, avec beaucoup de difficulté pour trouver une personne disposant des clés de l’église !         

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