
Depuis des temps mémoriaux...
...le solstice d'hiver et le changement d'année
poussent les hommes à se faire des cadeaux, liés, d'une manière ou d'une
autre, à des cultes religieux. En Europe du Nord, les enfants sages
étaient tout particulièrement récompensés à cette époque. C'est sur ces
vieilles traditions que s'est tout naturellement greffée la tradition
chrétienne.
On les cache dans des lieux très variés : dans la bûche creusée au préalable,
à la porte, sur les rebords des fenêtres, dans les fameux sabots, sous
l'arbre, aux branches du sapin. On a un peu oublié qu'il n'y a pas si longtemps existaient aussi de forts
déplaisants cadeaux, comme les verges pour les enfants méchants ou
les crottes d'âne aux paresseux.
De tous ceux qui apportent ces
cadeaux, de Saint-Nicolas jusqu'au Père Noël, en passant par les
nombreux personnages créés par les légendes locales, c'est paradoxalement le petit Jésus qui fait figure de pourvoyeur pauvre.
Certes, le Christkindel est encore très présent dans les pays
germaniques, mais, en Alsace par exemple, son rôle était tenu par une
fillette en robe blanche. Il est peut être bon que le petit Jésus sache si
bien éviter tout mercantilisme et n'offre pour tout cadeau que la joie de
sa
naissance.
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