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  L'Ouverture de la Célébration 

Les rites d'entrée dans la célébration...


assemblée

...sont constitués, successivement :
- du chant et de la procession d'entrée,
- du signe de Croix et de la salutation,
- du rite pénitentiel,
- du chant du Gloire à Dieu
>>>  ici
- et de la prière d'ouverture.

Ils marquent l'ouverture de la célébration, préparant ainsi les fidèles à écouter la Parole de Dieu et à célébrer l'eucharistie, ouvrant leur coeur à la prière.

C'est le Christ ressuscité qui rassemble son Église. Cette ekklesia, ce rassemblement, cette convocation est d'abord à son initiative : chacun est appelé à y répondre librement en venant et en participant à la célébration.

Un trait commun à ces différents rites d'entrée est qu'ils ont justement pour objet de tourner les membres de l'assemblée vers le Christ :
- c'est la présence du Christ qui est à reconnaître dans la personne du prêtre qui va présider la célébration,
- c'est vers le Christ que nous nous tournons pour demander le pardon de nos péchés,
- c'est le Christ, unis au Père et à l'Esprit, que nous louons par le chant du Gloire à Dieu,
- c'est par le Christ que le président rassemble (collecte) nos prières pour n'en faire qu'une seule en l'adressant au Père. 

Les rites d'entrée nous aident à reconnaître la présence du Seigneur ressuscité au milieu de son Peuple rassemblé, pour ensuite l'écouter et lui rendre grâce.

Un des secrets, pour un bon fonctionnement de ces rites d'entrée, est de soigner particulièrement les enchaînements. mais attention, enchaîner ne veut pas dire précipiter... Il y a en effet des déplacements, des attitudes corporelles, des chants, des prières et invocations, des temps de silence. Ces éléments se mettent en valeur mutuellement, simultanément ou successivement.

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  Le Gloire à Dieu 

Histoire mouvementée que celle du " Gloire à Dieu "... cette hymne admirable, qui débute par le chant des anges à Bethléem, remonte aux premiers temps de l'Église et fut d'abord prière du matin. Au début du VIè siècle, elle est chantée à la messe romaine de Noël, puis peu à peu, aux messes des dimanches et des fêtes quand l'évêque préside, enfin, quel que soit le célébrant. Par elle, " l'Église rassemblée dans l'Esprit Saint, glorifie Dieu le Père et l'Agneau, et supplie celui-ci ".

Le Gloire à Dieu n'a pas d'autre fonction liturgique que de chanter " gratuitement " la louange de la Trinité et de solenniser l'ouverture de la célébration. On l'omet pendant le temps de l'Avent et celui du Carême. Par contre, on le chante à toutes les messes, aux solennités de la Vierge, aux fêtes des Apôtres.

La créativité des musiciens liturgiques nous vaut aujourd'hui de nombreuses versions (paroles et musiques). Nous avons d'abord l'hymne du missel : " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'il aime... " qui peut être chantée d'un bout à l'autre, ou entrecoupée d'un refrain, comme dans la Messe " de la réconciliation " (AL 137) de M. Wackenheim ou le " Gloria de Lourdes " (AL 189) de J.P. Lécot.

Conscient de la difficulté et des exigences de cette version hymnique, le C.N.P.L. a proposé une version à refrain et petites strophes : " Gloire à Dieu, Paix aux hommes, joie du ciel sur la terre... " que l'on trouve par exemple dans la " Petite Messe " (AL 179) de J. Akepsimas.

    Faut-il toujours chanter le Gloire à Dieu ?  

Le Gloire étant une hymne, en toute logique, il devrait donc être chanté et par toute l'assemblée. Mais, nous le savons tous, la répétition aboutit vite à la banalisation. Pour lui garder son caractère festif et solennel, certaines équipes liturgiques préfèrent réserver le chant pour les " grandes occasions " (fêtes, temps de Noël, temps Pascal...). D'ailleurs, un texte aussi dense, proclamé d'une seule voix, d'un bout à l'autre, et par toute l'assemblée, aura souvent plus de poids qu'un refrain chanté du bout des lèvres par la force de l'habitude. A chacun de trouver son équilibre.

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Le Psaume 
Evangile
dans la liturgie de la Parole,
d'après la Présentation Générale du Missel Romain, P.G.M.R. n° 36
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La première lecture est suivie du psaume responsorial, ou graduel, qui fait partie intégrante de la liturgie de la Parole. Habituellement, le psaume se prend dans le lectionnaire, car chaque texte de Psaume y est relié directement à chacune des lectures : le choix du psaume dépend des lectures.

Cependant, pour que le peuple puisse plus facilement donner une réponse en forme de psalmodie, on a choisi quelques textes de refrains et de psaumes pour les différents temps de l'année, ou pour les différentes catégories de saints, que l'on peut employer, au lieu du texte correspondant à la lecture, chaque fois que le psaume est chanté (P.G.M.R.).

 
      Les différentes manières d'exécuter le Psaume      

1) Forme ordinaire : refrain, versets 
Le chantre du psaume, ou psalmiste, dit les versets du psaume à l'ambon ou à un autre endroit approprié, tandis que toute l'assemblée est assise et écoute - habituellement aussi elle participe par un refrain (P.G.M.R.).
Si le texte du refrain s'articule avec précision sur la lecture qui précède, l'organiste introduit immédiatement au chant :
- soit en préludant d'abord avec le ton du récitatif (avant de donner le thème du refrain),

- soit en jouant directement le refrain qu'il " propose " au soliste (psalmiste) de manière à en inculquer le tempo, avant de " stimuler " et d' " entraîner " le chant de l'assemblée.
L'organiste "
accompagne " (en le précédant légèrement, sans jamais le couvrir) le psalmiste qui chante les strophes regroupant généralement deux versets. Il " sollicite " la reprise du refrain par l'assemblée. 

2) forme responsoriale
Dans la forme responsoriale proprement dite, il y a un lien organique entre le refrain très bref, appelé "
répons " ou " réclame ", et le verset. Il s'enchaîne au verset, ou au demi-verset, de sorte qu'il n'en est pas séparable, ni mélodiquement, ni rythmiquement, ni textuellement.
L'alternance solo/tous est plus rapide ; le chant apparaît plus continu. cette forme est plus difficile pour l'organiste qui doit favoriser par son jeu précis cette alternance et son fonctionnement : il est impératif d'anticiper mentalement le " mouvement " de l'alternance (
en changeant de clavier notamment...).   

3) forme continue
... à moins que le psaume ne soit dit de manière suivie, c'est-à-dire sans intercalation du refrain (P.G.M.R.),


a) forme continue en solo sans refrain :
Le psalmiste (ou un groupe de chanteurs) chante les versets à la suite (d'un seul trait) sur un ton psalmique ou sur une musique plus élaborée. Selon le cas l'organiste peut accompagner ou non ; s'il accompagne, il peut varier l'accompagnement de strophe en strophe, toujours dans la simplicité, pour créer une dynamique de cet acte de chant.
 

b) forme collective :
Toute l'assemblée chante les strophes à la suite, ou alterne les versets en deux choeurs, sur un ton psalmodique simple. L'organiste doit anticiper légèrement le chant de chaque choeur. Il doit sans doute lever les mains aux passages d'un choeur à l'autre. Il peut tout accompagner de la même manière ; il peut aussi varier l'accompagnement au cours du déroulement du psaume, surtout si le psaume est assez long. 
 

4) le Psaume lu
Lorsqu'on n'a pas (encore) de psalmiste capable de bien chanter les strophes ou les versets, ou si l'on pense assurer plus d'impact à la parole poétique en la parlant qu'en la chantant, on peut préférer lire les versets lentement, et avec le rythme qui leur est propre. On peut alors chanter le refrain au début et entre les strophes.
Dans le cas du psaume lu, il est souhaitable que l'organiste soutienne la lecture par un fond doux. Celui-ci doit être à l'écoute du " récitant " et jouer avec lui. Si le refrain est chanté, l'organiste doit veiller à amener bien, rythmiquement et harmoniquement, la reprise du refrain par l'assemblée.
 

De toute manière...
Par son jeu, l'organiste peut établir des liens importants entre le psaume et la lecture qui le précède, notamment en " préludant " le psaume. Ce prélude accompagne le déplacement du psalmiste vers l'ambon. Il introduit aussi au caractère du psaume. Il est essentiel que l'organiste ait toujours sous les yeux la totalité du texte qui est chanté par le soliste, le choeur ou l'assemblée.  
Quand le psaume est terminé, un " écho sonore " bref et discret, peut être bienvenu.

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  L'Agneau de Dieu 
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Chant de la fraction du pain
Agneau de Dieu

   " Agneau de Dieu "...Que signifie ce terme ?  
Cette image de l'Agneau renvoie au témoignage que Jean-Baptiste rendit à Jésus le jour de son baptême (Jn 1,29). On la retrouve aussi dans le passage d'Isaïe qui a trait au quatrième chant du Serviteur. Celui-ci est comparé à un agneau que l'on mène à l'abattoir (Is 53,7). Elle est aussi présente dans la première épître de Pierre : "
Vous avez été racheté par un sang précieux comme celui d'un agneau sans reproche et sans tache, le Christ " (1 P 1,18-19). Cet Agneau est enfin celui qui est présent dans l'Apocalypse : " Alors j'ai vu l'Agneau debout sur la montagne de Sion et avec lui les cent quarante-quatre mille qui portent, inscrits sur leur front, le nom de l'Agneau et celui de son Père " (Ap 14,1).

Toute cette symbolique de l'Agneau vient " jouer " avec celle que porte en lui le geste du partage du pain : " Pain rompu pour un monde nouveau ", celui qu'annonce la fin de l'Apocalypse (Ap 21). Pain qui va être donné en partage aux invités des noces de l'Agneau. Corps brisé pour être mangé par tous les invités au banquet de l'Alliance nouvelle pour qu'ils deviennent le Corps mystique du Christ ressuscité (1 Co, 10,17). Avoir part au même pain, c'est reconnaître que le Christ est venu nous sauver du péché et qu'il nous rétablit dans l'amour du Père. " Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ! ".   

   La fraction du pain...  
Ce terme désignait dans les Actes des Apôtres (Ac 2, 42) et dans les premières communautés chrétiennes, ce qui est aujourd'hui notreChrist eucharistie. Rompre le pain en effet, le geste même du Christ, celui auquel les disciples le reconnaissent à l'auberge d'Emmaüs. Cet acte est bien plus qu'un simple Christ partage, il signifie la vie du Christ donnée pour l'homme, il exprime que le corps du Christ, rompu au moment de l'eucharistie, est aussi le corps du Christ rompu sur la croix. 

Pour des raisons pratiques, ce geste est devenu presque insignifiant au fil des siècles. Le pain n'a plus été rompu pour chacun, mais remplacé par des hosties, du pain prédécoupé. Le rite de la fraction a pourtant subsisté, et nous l'avons redécouvert avec la réforme liturgique.
Il participe au déploiement symbolique du dernier repas de Jésus :
 
-
il prit le pain : présentation des dons,
-
il rendit grâce : prière eucharistique,
-
il le rompit : fraction du pain,
-
et le donna à ses disciples : communion.

La Présentation Générale du Missel Romain précise : " Ce rite n'a pas tellement un motif pratique, mais il signifie que nous, qui sommes nombreux, en communiant à l'unique pain de vie, qui est le Christ, nous devenons un seul corps " (P.G.M.R. n° 56c).

Dans le Missel Romain il est spécifié que ce geste de la fraction du pain est accompagné par le chant de l'Agneau de Dieu. L'usage a limité à trois le nombre d'invocations, mais le Missel ajoute :  " Cette invocation peut être répétée autant de fois que c'est nécessaire pour accompagner la fraction du pain. La dernière fois, elle est conclue par les mots : donne-nous la paix. " (PGMR n° 56e). C'est bien là un chant rituel, qui accompagne le rite en train de s'accomplir. 

   Plusieurs écueils...  
Malgré l'insistance des revues et des formations liturgiques depuis des années, ce geste de la fraction du pain ne constitue pas encore un moment essentiel de nos liturgies. La prière eucharistique et la consécration demeurent des sommets de la célébration, et à juste titre. Il est d'ailleurs à noter que, lorsque le pain est rompu au moment de la consécration par certains prêtres (ce qui n'est pas du tout dans l'ordre symbolique prévu), des personnes sont sensibles à ce geste parce qu'il se situe à un moment où l'attention est maximale. La fraction du pain se situe, elle, après le geste de paix qui a dispersé l'attention. L'assemblée doit se concentrer de nouveau sur ce qui se passe à l'autel, alors qu'on est en train de chanter. Le chant rituel au lieu de souligner l'action liturgique, risque souvent de l'occulter. 

L'autre écueil est le télescopage du geste de paix et de la fraction du pain. Quand on veut insister sur cette dimension de la relation fraternelle signifiée par le geste de paix, on choisit quelquefois, pour ce moment de la célébration, un chant qui parle de paix, et comme on ne peut pas le chanter pendant le geste de paix, on le chante pendant la fraction du pain. Il y a alors une distorsion de sens. Jésus, Agneau de Dieu, est bien celui qui donne la paix : c'est le texte de la dernière invocation. Mais la fraction du pain, reconnaissance de la présence de Jésus ressuscité dans ce pain partagé, ne saurait se réduire à cette dimension. 

Il vaudrait mieux que le chant de paix accompagne le geste qu'il veut souligner. Le jour où l'on souhaite insister sur cette dimension de l'eucharistie, on pourra déployer davantage le geste de paix. Comme cela se pratique dans certaines assemblées, le président peut donner la paix aux laïcs qui sont dans le choeur, aux servants de messe, qui vont à leur tour porter la paix reçue de Dieu à l'assemblée. Un chant pour la paix prend ici tout son sens. ensuite, la fraction du pain est accompagnée par l'Agneau de Dieu, qui sera bien sûr plus bref, pour éviter la multiplication des chants dans ce court moment. 

   De nouveaux Agneau de Dieu...  
Depuis quelques années, des auteurs et des compositeurs nous ont proposé des Agneau de Dieu développés, qui soulignent chacun un aspect différent du mystère de l'eucharistie. On peut citer les plus connus : l'Agneau de Dieu de la Petite Messe (AL 179), qui reprend la très ancienne prière de la Didachè où l'on rappelle que le pain est fait des multiples grains disséminés sur les collines, comme le peuple de Dieu se rassemble en un même corps, ou encore Agneau de Dieu, agneau vainqueur (A 221), qui s'inspire de l'Apocalypse, et qui évoque la victoire du Christ sur la mort. Il est important que le chant de l'Agneau de Dieu soit choisi en cohérence avec le temps liturgique.  

   Des gestes signifiants...  
Le plus bel Agneau de Dieu ne remplira pas sa mission si le geste de la fraction du pain est escamoté. Il faut que l'ensemble du rite soit cohérent. Le geste de paix étant achevé, le président procède à la fraction du pain, de manière visible, de préférence avec une très grande hostie. Il répartit les autres hosties dans différentes coupes.
L'Agneau de Dieu accompagne ce geste : il ne commence pas trop tôt et ne se chante pas pour meubler un vide.
 

D'autres chants pour la fraction du pain... 
Il semble qu'il soit aussi intéressant de retenir, de manière exceptionnelle, un autre chant pour accompagner la fraction du pain. Celui-ci pourra réveiller ce rite. Un chant tel que Pain rompu pour un monde nouveau, pourra bien faire comprendre le sens de ce moment. Certains chants se prêtent bien à une double utilisation : on les chantera avant et pendant la communion. cette manière de faire ne devra pas être habituelle : on dispose aujourd'hui d'un tel répertoire d'Agneau de Dieu qu'il serait dommage de ne pas l'exploiter. 

Il serait intéressant que tous les intervenants de la célébration prennent le temps de réfléchir à une meilleure mise en oeuvre de ce rite, accompagné du chant, qui reste souvent le parent pauvre de nos célébrations. Alors qu'on soigne, et de plus en plus, la présentation des dons, la prière eucharistique et ses acclamations, la fraction du pain, dans laquelle nous reconnaissons la présence du Christ vivant, mérite de retrouver toute sa signification. 

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 la Prière universelle 
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La prière universelle s'inscrit dans le dialogue entre Dieu et son peuple assemblé, dialogue qui renouvelle l'Alliance.
 prière universelleElle est un élément de la réponse à la Parole du jour comme le Psaume, les acclamations, la profession de foi, l'hymne après la Parole ou le silence. Mais elle est aussi le moment privilégié où notre histoire, nos échecs, nos demandes, mais aussi nos joies et nos réussites, entrent dans la célébration.
C'est par excellence la prière de tout le " peuple " assemblé, donc un moment de la liturgie où les " laïcs " sont directement concernés : d'où sa place importante au cours d'assemblées du Seigneur.

Cette prière semble bien correspondre à ce que Paul recommande dans sa lettre à Thimothée (1 Tm 2, 1-2) :
" Je recommande donc, avant tout, que l'on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâce, pour tous les hommes, pour les rois et tous ceux qui détiennent l'autorité, afin que nous menions une vie calme et paisible en toute piété et dignité. "
Ne subsistant plus en Occident que le Vendredi Saint, elle fut heureusement rétablie par Vatican II à toutes les assemblées dominicales.

 

  Un peu d'histoire...  

Un des témoignages que nous en ayons est celui de saint Justin (vers 150) dans sa première Apologie :

" Le jour qu'on appelle le Jour du Soleil, tous, dans les villes et à la compagne, se réunissent en un même lieu ; on lit les mémoires des Apôtres et les écrits des prophètes, autant que le temps le permet (...). celui qui préside exhorte (...). ensuite nous nous levons tous et nous prions ensemble à haute voix. "

  Sa signification...  

Trois appellation, traditionnelles qui disent bien sa signification.

Prière universelle,
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elle rejoint celle du Christ priant pour toute l'humanité, le peuple y exerçant sa fonction sacerdotale.

Prière des fidèles,
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y participent directement les baptisés.

 

 

Prière commune,
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accomplie par tous en même temps, elle est la voix du Corps du Christ rassemblé.

 

  Comment la composer...  

C'est un travail d'équipe, les sources d'inspiration peuvent être :
     - les lectures du jour,
     - l'actualité (vie du monde, de l'Église, de la communauté),
Sa structure :
- généralement une introduction et une conclusion exprimées par celui ou celle qui préside, l'introduction faisant le lien avec la Parole, la conclusion rappelant notre participation à l'intercession du Christ (toute prière étant par lui, avec lui et en lui).
- trois ou quatre intentions. Réfléchies en commun, elles sont rédigées par seulement une ou deux personnes.
- ne pas demander à Dieu d'agir à notre place, ni lui dicter sa conduite, par exemple : " Pour que les demandeurs d'emplois trouvent du travail, seigneur, mets en oeuvre ta grâce..."
- ne pas limiter la prière universelle aux demandes et la transformer en lamentation (
rien en va !), mais aussi se réjouir et louer Dieu pour que grandissent et s'accomplissent dans le Christ les joies et les réussites des hommes. 

   Quelques principes...   

On ne prie pas pour des idées, mais pour des hommes,
                    pas pour la liberté mais pour que les hommes soient libres.

prière universelleC'est une prière universelle qui doit faire " sortir " la communauté d'elle-même.
Ce n'est pas un " journal parlé " où l'on apprend les évènements extraordinaires (ceci peut se faire aussi dans l'accueil !) ; la vie quotidienne des hommes, des femmes et des enfants est faire de beaucoup de choses simples dont nous avons à reconnaître la profondeur !
C'est une prière, et non un discours déguisé adressé à l'assemblée pour lui faire de la morale, du genre " Pour les jeunes afin qu'ils aient le souci des personnes âgées... Pour les automobilistes afin qu'ils respectent le code de la route..." 

   Quelques conseils de rédaction...   

- des phrases courtes : les subordonnées et relatives étouffent la prière et on ne sait plus bien pour qui on prie.
-
Des mots simples, imagés, compris de tous.
-
Un style homogène : si possible une structure identique pour toutes les intentions.
-
Éviter l'incohérence en s'adressant à la personne du Père et en demandant à l'Esprit d'intervenir, alors que le refrain s'adressera... au Fils ! 

   Mise en oeuvre...   
Plusieurs possibilités permettent de varier la mise en oeuvre et d'éviter la monotonie.
Avant tout, qu'on prenne le temps et que le lecteur permette à l'assemblée de faire siennes les intentions. Un silence peut être aménagé entre celles-ci et le refrain.
Que l'animateur ou organiste, n'attaquent pas trop tôt !
 

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