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Par cette fête du 1er Novembre, une des grandes solennités de l'année liturgique (avec Noël, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte et l'Assomption de la Vierge), l'Église propose à ses membres d'honorer la foule innombrable et anonyme de ceux qui, ayant achevé leur parcours terrestre, partagent désormais la vie, le bonheur, la sainteté de Dieu. Ils sont infiniment plus nombreux que ceux que l'Église, après les avoir béatifiés ou canonisés, honore nommément comme des témoins exemplaires de la foi. Mais ils n'ont pas suivi d'autres chemins : ils se sont comportés en enfants de Dieu, portés par l'espérance d'être un jour accueillis par lui comme leur Père, et s'efforçant de leur mieux, pour ce faire, de se comporter selon l'esprit des béatitudes évangéliques. Cette fête de tous les Saints connus et inconnus, fut longtemps célébrée dans la mouvance de Pâques ou de la Pentecôte. Au Vème siècle, en Syrie, c'était le Vendredi de Pâques ; en orient, cette fête est célébrée le dimanche dans l'octave de la Pentecôte. Ce lien avec Pâques et la Pentecôte donne le sens originel de la fête. Il s'agit de fêter la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d'hommes et de de femmes. A Rome la fête existait certainement, au Vème siècle, le dimanche après la pentecôte, mais elle fut déplacée une première fois par le pape Boniface IV au jour l'anniversaire de la dédicace de l'ancien Panthéon, transformé en église sous le vocable de sainte Marie et des martyrs le 13 mai 610. Le pape voulait honorer la foule des martyrs dont il avait fait transférer les corps des catacombes à l'ancien temple cette fête fut bientôt connue sous le nom de " Fête de tous les martyrs, de tous les saints et de Marie ". Elle fut transférée définitivement au 1er novembre, semble-t-il par Grégoire III (mort en 741), qui dédicaça en ce jour une chapelle de la basilique Saint Pierre en l'honneur de tous les saints. Grégoire IV, en 835, ordonna que la Toussaint soit fêtée dans le monde entier. |
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Cette prière pour les morts a très vite trouvé son expression la plus achevée dans la messe : non seulement dans celle des funérailles mais aussi dans toutes celles qui sont célébrées quotidiennement, qu'elles le soient spécialement pour les morts ou non, car même en ce dernier cas, elles comportent toujours un " memento des morts ". L'idée d'une journée spéciale de commémoration des défunts a vu le jour de divers côtés, dans les dix premiers siècles et souvent déjà, on avait pris l'habitude de la situer dans le prolongement immédiat de la Toussaint, pratique qui s'est généralisée et officialisée à partir du XIè siècle.
On
peut penser que cette vision d'espérance n'est pas tout à fait
étrangère aux foules qui se rendent dans les cimetières en ces
journées : force est de constater; par contre, que, dans la plupart des
cas, la note funèbre semble l'emporter sur l'allégresse de la fête de
la Toussaint, dont le nom paraît indissociablement lié chez beaucoup à
la mélancolie des chrysanthèmes. Quoi qu'il en soit, cette fête chrétienne de la Toussaint reste un moment privilégié pour penser non seulement à tous les Saints, mais plus particulièrement aux êtres chers qui nous ont quittés et beaucoup d'entre nous prendrons un peu de leur temps, que ce soit le 1er ou le 2 novembre, pour aller, à l'aide de quelques fleurs, honorer leur mémoire.
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